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2ème post-Porteplume.eu: la papèterie qui déchire

C’est toujours casse-bonbon de commencer un blog, c’est comme une feuille blanche, il faut que l’accroche accroche, et blabla – donc je zappe- Lancement d’e-makhila.com (techniquement, société en cours de formation à l’heure où j’écris ce pitch) et comme le dit ledit article, je suis effectivement en train de bosser sur porteplume.eu – la papèterie qui déchire (ce qui m’a d’ailleurs permis de découvrir que papèterie prend un accent grave / même si toutes les sources ne sont pas d’accord là dessus). Dernière escapade avant d’arriver au cœur du sujet – la papèterie qui déchire est un excellent jeu de mot, je ne sais pas si ça se dépose, mais je ferai bien de le faire.

Al grano (comme disent les espagnols) la création du site porteplume.eu est un exercice plus qu’intéressant: comment adresse-t-on le web quand on est une boutique (installée au 10 rue Gambetta à Saint Jean de Luz)?

J’arrive avec Wordpress sous le bras (outil open source, tip top, je ne cesserai de le répéter), avec la panoplie des fonctionnalités (tags, communautaire, plugins de folaïe, j’en passe et des pas mûres :p ) et de thèmes pour personnaliser l’affichage (double voire triple colonne, affichage des posts ou d’une home spécifique, format média comme sur extrait-de-film.fr ou format blog type netconfiture.com, voir encore format site avec arborescence sur abris-carport.fr) – bref la totale des riches fonctionnalités du nouveau web qui va bien.

Échange avec la brillante gérante de Porte plume – “je veux mettre mon adresse, une photo du magasin, les horaires d’ouvertures – le tout en rouge (pas complètement arrêtée comme décision), pas de e-commerce pour le moment ça pourrait amener une gestion supplémentaire qu’on ne pourrait pas prendre en ce moment“. Les sidebar à droite out, la distinction header, body, footer, out, bref – on le verra par la suite – il faut déshabiller tout ce que des milliers de développeurs ont crée pendant des lustres.

Et bien…. mmmh c’est pas faux… c’est dommage pour toutes les fonctionnalités … mais elle n’a pas tort la gérante brillante.

1) La première utilité du web pour une boutique qui a pignon sur rue – c’est de donner les informations basiques telles que “où dois-je aller” “à quelle heure” et au mieux “j’appelle avant pour savoir s’il reste de l’encre de telle facture”. Donc pas faux.

1.a) Sans le site, la boutique est déjà présente sur le web – merci google.com/maps (qui doit sourcer ses infos sur les pagesjaunes car on y retrouve une erreur des pagesjaunes), des business.pme qui semblent être des annuaires aspirateurs (c.a.d. que les gestionnaires du sites n’ont aucune idée qu’ils ont porte-plume dans leurs listes) et autres sites divers. Là – on commence à rentrer dans le coeur du sujet: malgré ces quelques infos déjà existantes sur le web (et qui permettent de trouver l’adresse de porte-plume) il est quand même nécessaire de faire son site pour:

  • corriger les infos (notamment l’erreur sur le téléphone)
  • et la compléter avec ses horaires (ce que ne donnent pas les réponses actuelles).

=> Bon – est-ce qu’on se casse la nénette et la tirelire juste pour donner nos horaires en ligne et corriger un numéro de téléphone?

2) Y a pas autre chose? Une opportunité e-commerce?

Mouais. Hormis le frein exprimé par The Boss of porteplume.eu – réfléchissons-y à deux fois. Allons voir – déjà – si on fait une recherche pour acheter des crayons en ligne, qui répond? Un paquet de pros qui ont déjà pris le créneau (pleinciel, ma-papeterie.com, etc).

Est-ce que ça vaut le coup de rentrer dans la compet? Nan:

  • et d’une – les “pros” ont des moyens que porte-plume ne pourra pas avoir
  • et de deux – autant pour des produits super niches et super locaux (les macarrons de chez adam, le touron de paries et tutti cuanti) il est plausible qu’un parisien passe sa commande à distance – mais pour des fournitures de bureau, de la bagagerie ou des cadeaux depuis saint jean de luz – c’est moins évident.

A creuser – toutefois – car il y a des produits qui apparemment “interpellent” la clientèle et il arrive qu’ils appellent pour des commandes à distance.

Conclusion – sauf à trouver des packages e-commerce faciles à installer et peu coûteux (ce qui doit exister) l’effort demandé ne vaut pas forcément le bénéfice attendu. Point à rechallenger.

=> So, what the fuck ?

3) Restons simples: un site pour une boutique c’est une question d’image (et rien que pour ça, l’investissement est utile).

Eh oui – aujourd’hui il faut avoir un site, ça ne sert pas à mille choses mais IL FAUT L’AVOIR. Ne serait-ce que pour faire plaisir à la personne qui connaît la boutique (ou pas d’ailleurs) et avant d’y aller se connecte sur le wiwiwi pour être sûr des horaires. Ça n’est pas un drame s’il ne trouve pas, mais c’est un peu décevant, “tiens – ils n’ont pas de site…

Suffisant? Je trouve – mais allons chercher le bonus:

- Une partie des gens qui cherchent à acheter un cadeau (par ex.) penseront directement à Porte-plume, parce qu’ils connaissent et aiment bien. Au mieux 1/4 de ceux qui cherchent. Et ces gens là, soit s’y rendent directement, soit passent par le web pour confirmer des horaires ou autre.

- Mais … évaluons à 3/4 – la part de la population internaute en recherche de boutiques de cadeau sur le wiwiwi – qui ne pensent pas spontanément à porteplume et se coltinent une recherche type “boutique cadeaux saint jean de luz” via google. Et là (si je fais bien mon boulot) il y a le 2ème effet kiss cool – porteplume.eu va faire la nique à tout le monde et remonter en premier sur Google.

OK – faisons la part des choses: la part de C.A. supplémentaire générée sera peanuts (le gros du C.A. vient certainement d’une clientèle qui se balade rue Gambetta, et achat d’impulsion craque sur la carte postale de Socoa sous la tempête – mais même si ça ne permet de gratter qu’un client supplémentaire par an – l’investissement est amorti.

Récap: Une boutique (physique) doit avoir un site pour (et dans l’ordre des priorités)

  1. Une question d’image (ne pas l’avoir c’est “has been”)
  2. Une question de maîtrise de son image et de ses infos (ne pas l’avoir, c’est laisser les autres en parler et se planter sur le numéro de téléphone)
  3. Une question de visibilité versus la concurrence sur des recherches par les moteurs (et passer devant eux sur ce qu’on appelle des “recherches produit”)

Et maintenant vous pouvez allez voir la boutique – et s’il vous manque les horaires – consultez les infos-pratiques!

Ecrit dans Des réalisations.

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Une Réponse

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  1. compote says

    Salut Flo,
    Ton article m’a convaincu…moi aussi je veux ma page! Celle du porte-plume est super.
    Bs,
    Edith



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